NOTRE PHILOSOPHIE

« L’expérience a développé simultanément mes convictions et mon écoute,
deux éléments favorables à l’émergence d’un climat de confiance indispensable
quand il s’agit de mener à bien une étude ou une opération complexe d’urbanisme.

Ce qui distingue mon équipe des concurrents, repose en grande partie sur la
diversité des missions que j’ai menées à bien depuis la création de l’agence et
sur ma pratique de l’aménagement à grande échelle où j’ai appris face à la
diversité des actions et des acteurs, dans l’espace et dans le temps, à hiérarchiser
mes interventions et à mettre l’accent sur le sens des propositions.

Cette méthodologie permet à l’équipe d’être réactive et d’aller au fond des choses.
La confrontation au réel m’a appris l’impatience de la mode, les engouements passagers
et la versatilité des promesses. Une bonne manière d’y faire face consiste à hiérarchiser
les objectif
s, à retenir l’essentiel, à penser structure, armature urbaine et
dynamique d’acteurs ».

Claude Huertas, architecte-urbaniste,
fondateur de l’agence Dialogue Urbain.

 


De manière générale, Dialogue Urbain répond à trois ambitions :

• ambition du projet urbain et de son intégration dans son environnement,
• ambition de prise en compte de l’existant et des réalisations à venir,
• ambition d’accueillir les nouveaux habitants dans un espace cohérent.

Chaque projet présenté sur ce site se réfère à un ou deux mots clés parmi une série
de huit, qui représentent pour Dialogue Urbain, les enjeux récurrents du projet urbain.
Ce sont des clés d’entrée qui permettent d’en appréhender rapidement la logique :

« Dynamique, espace public, identité, réseaux, stratégie, structure, trame urbaine, vision ».


 

Les fondamentaux de Dialogue Urbain

Associés aux principes qui suivent, issus de notre confrontation à l’expérience de
l’aménagement urbain
, elles illustrent la philosophie de l’agence. Ces principes,

que nous avons nommé nos « fondamentaux » et qui guident notre travail, sont au
nombre de quatre :

  • L’espace public porte l’image de la ville

La matière première de la ville est l’espace public. Ce sont les vides de la ville qui
génèrent le plan
. Ces vides, lieux de passage et de rassemblement, ordonnent le territoire.

Ils constituent la matière première du projet urbain. La « rue corridor » et le « campus » en
sont deux figures extrêmes. Chaque espace public de la ville est porteur de sens.
Il existe donc deux bonnes raisons de bâtir le projet urbain avec les vides de la ville :
une raison de légitimité de la maîtrise d’ouvrage, une raison de pertinence et d’efficacité.

  • La trame ordonne le plan

Le projet urbain consiste à œuvrer d’une manière durable sur un territoire.
De simples aménagements peuvent avoir un impact considérable dans la durée, un fossé,
un chemin. La trame est plus discrète qu’un ouvrage, car immatérielle. Schéma
régulateur
, elle mesure le territoire et permet toutes sortes de dimensionnements.

Elle est un peu comme la bibliothèque où chaque chose trouve sa place, depuis la télévision
jusqu’à la photo des enfants, sans mesure préalable. La trame urbaine ne se confond pas
avec la trame viaire qui est le réseau des infrastructures.

  • Les « monuments » occupent les emplacements stratégiques

Le monument se distingue du bâti ordinaire, en ce sens qu’il participe à l’image de la ville,
bien que, dans certains cas limités, le bâti ordinaire puisse être aussi générateur d’image de
ville. L’architecture monumentale associée à l’espace public parachève le projet urbain.

  • La programmation est incertaine

La programmation urbaine est encore moins pertinente aujourd’hui qu’hier car l’ouverture
de l’économie accélère le renouvellement urbain. Certes, il faut émettre des hypothèses de
programme et se doter d’un large vocabulaire de typologies et de références mais à de très
rares exceptions près, ce n’est pas autour de la programmation que se fait ou se défait le
projet urbain
qui, tout en étant durablement enraciné, dispose de capacités
d’évolution quasiment sans limite
.